jeudi 9 avril 2009

Un policier suspendu après la diffusion sur Internet d'une vidéo montrant l'agression d'un passager dans un bus parisien

AP - Un policier a été suspendu jeudi suite à la diffusion sur Internet d'une vidéo montrant l'agression par des jeunes d'un passager dans un bus de la RATP, a-t-on appris aujourd'hui auprès de la préfecture de police de Paris. Cette mesure est prise à titre conservatoire dans l'attente de son passage devant le conseil de discipline a-t-on ajouté de même source.
Membre du Service régional de la police des transports (SRPT), ce fonctionnaire est soupçonné d'avoir favorisé la "fuite" des images via le réseau Facebook.
Celles-ci avaient été enregistrées par la caméra d'un bus de nuit, le Noctilien, dans lequel un voyageur a été agressé par quatre jeunes qui tentaient de lui dérober son portefeuille le 7 décembre 2008, vers 3h45 du matin, dans le 17e arrondissement de Paris.
Jeté à terre, le jeune homme est roué de coups de pied et de poing aux cris de "fils de pute" et de "sale Français". Les passagers, qui tentent d'intervenir, sont eux aussi molestés.
La RATP a porté plainte et lancé une enquête interne pour déterminer comment cette video avait pu être rendue publique. Le parquet de Paris a saisi l'IGS qui mène à la fois une enquête administrative et judiciaire sur cette diffusion. Le policier avait été placé en garde à vue mercredi durant quelques heures avant d'être remis en liberté.

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jeudi 29 mai 2008

Bavure policière à Paris ?

S.L. (lefigaro.fr) avec AFP et AP

Deux policiers et quatre jeunes ont été placés en garde à vue jeudi suite à une bagarre armée dans laquelle quatre d'entre eux ont été blessés.
Deux policiers et quatre jeunes ont été placés jeudi en garde à vue suite à une altercation armée qui ressemble fort à une «bavure». Trois jeunes hommes d'une vingtaine d'années ont été ainsi blessés par balle, dans la nuit de mardi à mercredi, par des policiers qui n'étaient pas en service. L'un des trois jeunes, blessé «dans la région du dos», est hospitalisé, dans un état «sérieux».

Les circonstances exactes sont encore floues. Tout commence mercredi soir. Les policiers, membres du service régional des transports (SRPT), buvaient un verre dans un bar de l'avenue de Strasbourg, dans le Xe arrondissement de Paris. Selon les enquêteurs, les fonctionnaires auraient «bu plus que de raison».

Une altercation éclate entre les deux brigadiers, âgés de 36 et 38 ans, une dizaine de jeunes vers 2h du matin, pour des raisons qui «doivent être éclaircies», toujours selon les enquêteurs. Les jeunes se trouvaient alors dans une voiture au niveau du passage Brady, rue du Faubourg Saint-Denis, dans le Xe arrondissement de Paris. Jusqu'au moment où un des policiers a tire a sept reprises avec son arme , blessant trois personnes. L'un des policiers aurait également été sérieusement blessé durant l'altercation.

L'Inspection générale des services et la 2e division de police judiciaire ont été saisies de l'enquête. A la préfecture de police de Paris, on se contente pour le moment d'un communiqué minimal, indiquant que «deux fonctionnaires hors service ont été impliqués cette nuit dans une altercation sur la voie publique, au cours de laquelle auraient eu lieu des tirs d'armes administratives».

Michèle Alliot-Marie indique jeudi que les deux brigadiers, appartenant à la police des réseaux ferrés, «ont été suspendus à titre conservatoire dans l'attente des conclusions et des résultats de l'enquête».

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vendredi 27 avril 2007

Un blessé lors d'un contrôle de police : l'IGS saisie

L'Est Républicain

Le parquet de Bobigny a saisi hier l'IGS (police des polices) après l'hospitalisation mercredi soir pour une fracture de la jambe d'un jeune de 17 ans tombé de sa bicyclette lors d'un contrôle de police à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).
L'IGS est chargée « d'expliquer pourquoi ce jeune qui était suivi par un équipage de la brigade anticriminalité (Bac) de la Plaine-Saint-Denis s'est retrouvé blessé », vers 19 heures, près de la gare RER du Stade de France.
Cette source n'était pas en mesure de préciser si le jeune, éjecté de son VTT, est tombé après avoir été heurté par la voiture de police, a chuté seul dans sa course, ou a été heurté par la Bac alors qu'il était déjà au sol.

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jeudi 23 novembre 2006

A Bobigny, trois policiers jugés pour violences

Les trois agents sont soupçonnés d'avoir frappé des habitants après un banal contrôle sur la dalle de la place du Caquet au centre de Saint-Denis, en octobre 2001.

Par F.Ta.
LIBERATION.FR

Trois policiers comparaissent depuis ce matin, à 9h, devant le tribunal correctionnel de Bobigny pour des violences commises en 2001 sur des habitants de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), impatients de voir enfin jugée l'une des affaires qui a terni l'image du commissariat de la ville.

Cinq ans après les faits, le procès devrait enfin pouvoir se dérouler, après avoir déjà été reporté quatre fois en un an en raison d'erreurs répétées des services du tribunal chargé de citer officiellement le Trésor public.

Les trois agents de police, âgés de 20 à 30 ans en 2001, sont soupçonnés d'avoir frappé des habitants après un banal contrôle sur la dalle de la place du Caquet au centre de Saint-Denis. Ce 17 octobre 2001, Juliette, Imane, Houria et d'autres habitants du centre de Saint-Denis descendent au pied de leur immeuble pour tenter d'apaiser la tension entre la police et une poignée de jeunes, après un début d'enquête sur un vol de portable. Le ton monte et les patrouilles de police arrivées en renfort bousculent, matraquent et gazent plusieurs habitants, selon leurs témoignages consignés dans les plaintes.

Huit personnes sont embarquées au commissariat. Relâchées deux heures plus tard, elles vont faire constater leurs plaies et leurs bosses occasionnant des interruptions temporaires de travail de cinq à quinze jours, et déposent plainte à la brigade de gendarmerie de Saint-Denis. Il faut attendre dix-huit mois pour que trois policiers soient mis en examen pour «violences par personne dépositaire de l'autorité publique» et laissés libres.

Juliette, éducatrice, l'une des quatre personnes dont la plainte a été retenue, a raconté qu'un policier l'a fait tomber et l'a menottée. «Il était à cheval sur moi. Plus je criais, plus je me faisais frapper. Il cognait ma tête sur le sol», dit-elle. La jeune femme, qui a souffert d'un traumatisme crânien et ressent encore des douleurs aux cervicales, attend d'être «enfin reconnue comme victime», après, affirme-t-elle, de nombreuses pressions pour retirer sa plainte.

Cet incident, ajouté à d'autres affaires (agressions sexuelles de prostituées pour lesquelles 5 policiers ont été condamnés à de la prison ferme en avril 2006, tirs contre un camp roumain...) nourrit depuis plusieurs années un climat de défiance à Saint-Denis, entre une partie des habitants et les policiers locaux. Selon un audit de l'Inspection générale des services (IGS), 24 policiers de Saint-Denis ont été mis en examen entre 2000 et 2005 dans diverses enquêtes. Le commissaire a été suspendu à la fin de l'été 2005. Durant ces années, la municipalité communiste a dénoncé le «manque criant d'encadrement» à l'origine, selon elle, de «manquements inadmissibles à la déontologie» au sein du commissariat.

A la suite de ces événements, des habitants ont mis en place un comité pour les droits, la justice et les libertés. Ce collectif de citoyens ordinaires scrute depuis les faits et gestes des forces de l'ordre dans la banlieue nord de Paris.

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mercredi 6 avril 2005

Amnesty International dénonce l'impunité policière en France

PARIS (Reuters) - Amnesty International a dénoncé l'impunité "généralisée" qui caractériserait en France les affaires de violences commises par des policiers.

"Après avoir enquêté pendant des années", Amnesty conclut à "l'existence d'un phénomène d'impunité de fait pour les policiers en France", précise ce rapport publié mercredi.

Le document porte sur une trentaine de cas "de graves violations des droits humains, avérées ou présumées, commises par des policiers, le plus souvent contre des jeunes", entre 1991 et 2005. Toutes concernent des personnes d'origine étrangère et la plupart ont trait à des problèmes de mauvais traitements policiers.

Amnesty fait notamment état de personnes ayant reçu "des coups de pied, de poing ou de matraque qui ont entraîné des fractures du nez, des lésions oculaires ou d'autres blessures". Des violences qui sont en outre souvent accompagnées d'injures à caractère raciste ou de traitements dégradants.

Au-delà des faits, c'est le manque d'empressement de la police, du ministère public et des tribunaux à "poursuivre les auteurs de violations des droits humains quand ce sont des policiers" que dénonce Amnesty.

L'organisation regrette ainsi une "justice à deux vitesses" qui s'avère "beaucoup plus rapide pour les plaintes déposées par des policiers que pour les plaintes déposées contre des policiers et par les condamnations prononcées, qui ne sont souvent pas à la mesure de la gravité des crimes commis".

Outre ce constat, Amnesty fait une série de propositions.

Elle recommande la création en France d'un organisme indépendant en mesure d'enquêter sur les allégations de violations des droits humains imputées à des agents de la force publique, en remplacement des mécanismes internes de plainte existants.

Elle exhorte aussi les autorités françaises à faire en sorte que tous les gardés à vue puissent consulter très rapidement un avocat, que tous les interrogatoires de police soient filmés et que les procédures et les lignes de conduite relatives aux contrôles d'identité soient "soigneusement revues afin d'éviter les contrôles discriminatoires".

La totalité des cas examinés concernant des personnes d'origine étrangère, Amnesty International déplore un racisme latent dans la police.

L'organisation considère l'arsenal juridique français suffisant mais elle exige que les lois antiracistes existantes soient appliquée plus strictement et souhaite que l'on tienne compte des dispositions qui font des mobiles racistes une circonstance aggravante dans certaines infractions.

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